npa aube

le blog du nouveau parti anticapitaliste (npa)

dimanche 25 octobre

LA MACHINE A PROFITS DES RICHES POSSEDANTS ET DES BOURGEOIS.

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Photothèque Rouge/Milo

Depuis mars dernier, le CAC 40 a augmenté de 55 % et Wall Street de 53 %. Marchés : la fête continue titrait la journal patronal La Tribune le 13 octobre… Les profits des banques sont plus élevés qu’avant la crise et les bonus distribués sont exorbitants aux traders.
JP Morgan a annoncé un bénéfice de 3,6 milliards de dollars au 3e trimestre et les banques américaines ont distribué 140 milliards de bonus, plus qu’en 2007, l’année la plus florissante juste avant la crise.

En France, à un degré moindre, la situation est la même. L’origine de ces nouveaux profits « exorbitants » est simple : les banques ont reçu des prêts à des taux quasi nuls des États mais elles maintiennent voire augmentent le coût du crédit. La spéculation repart de plus belle, en huit mois le prix du pétrole a augmenté de 126 %. Les entreprises retrouvent la rentabilité de 2007, la plus forte depuis les années 1970. Cela grâce aux exonérations de ce que les patrons et l’État osent appeler les charges, grâce aussi aux licenciements, à la précarité, à l’intensification du travail.
Pour sauver le système financier, les États ont déversé des milliards de dollars ou d’euros. L’argent coule à flot pour les financiers, les spéculateurs et les riches, mais c’est aux travailleurs, à la population de payer la facture.
Le déficit de l’État explose, 140 milliards d’euros pour le prochain budget.

Pour nourrir la folle avidité des classes dominantes, Sarkozy va lancer son grand emprunt. Autant de nouveaux cadeaux aux riches auxquels l’État emprunte l’argent qu’il leur reverse de mille et une façons. Et la pression contre les salariés s’accentue sans cesse.
Christine Lagarde, la ministre de l’Économie, ne veut pas « prendre de mesure nationale qui plomberait le système financier ». Pas question de taxer les profits. Mais ce sont bien pourtant ces profits qui plombent toute la marche de la société, qui la ruinent, détruisent l’économie, les services publics.

Face à cette folie financière, une mesure de salubrité publique devrait s’imposer : la nationalisation des banques sous le contrôle des travailleurs et de la population

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jeudi 22 octobre

PETITION POUR DEFENDRE LE CONTRAT INDETERMINEE MENACE PAR UNE LOI DE L'UNION EUROPEENNE

Dans le cadre du renouvellement des élus européens suite aux élections européennes de juin 2009.

Cet appel général est lancé par quinze personnalités du monde académique dans l’Union européenne. Il vise à interpeller, à la suite des élections européennes de juin 2009, les nouveaux élus au Parlement européen.
Cet appel sera suivi par une conférence de presse qui se tiendra à Bruxelles fin 2009.

L’appel est ouvert à la signature de toutes les personnes ou toutes les organisations et associations, soucieuses de la promotion, de la protection du droit du travail, du droit social et des droits syndicaux dans l’Union européenne. Il s’adresse donc à des syndicalistes, des universitaires travaillant sur les matières sociales, des fonctionnaires et salariés des administrations et institutions des secteurs sociaux, des avocats, des juges, des inspecteurs sociaux,… mais aussi à toutes celles et ceux pour lesquels le droit du travail et le droit syndical restent des éléments essentiels du bon fonctionnement de la démocratie.
Ces droits doivent s’améliorer sans cesse et ne jamais régresser.

Appel européen pour la restauration et le renforcement du droit du travail et des droits syndicaux au sein de l’Union européenne

Alors que depuis plus de trente ans maintenant l’imposition de la flexibilité dans l’organisation du travail a conduit à une forte dégradation du statut des travailleurs de la fonction publique et du statut des travailleurs salariés du secteur privé, ainsi que de leurs conditions de rémunération, une offensive encore plus profonde contre le droit du travail s’est mise récemment en place et s’amplifie d’année en année depuis que la Commission européenne en 2005 a décrété qu’il était nécessaire de « moderniser le droit du travail ». Depuis lors, tant à travers des mesures nationales (comme les diverses réformes en France qui ont déstabilisé le code du travail en profondeur) que par le biais d’interventions de l’Union européenne, les droits les plus centraux constituant le cœur même du droit du travail et du droit syndical ont subi des attaques puissantes, indignes de systèmes politiques qui se réfèrent à la démocratie.

La grande majorité de la classe politique composant l’Union européenne et celle des Etats-membres aide le monde patronal dans ses ambitions de régressions sociales ; le bilan qui en résulte sur la situation des droits du travailleur aujourd’hui partout en Europe est dès lors déplorable :

- le contrat de travail à durée indéterminée est présenté comme obsolète et à faire disparaître au plus tôt ;

- le statut de fonctionnaire garantissant un emploi stable et une rémunération liée à des évolutions barémiques régulières est en train de devenir une « espèce en voie de disparition ». Or elle permet l’indépendance des agents et la garantie de l’égalité de traitement des citoyens ;

- les protections contre le licenciement sont fortement revues à la baisse ;

- le droit au départ à la retraite et au financement collectif d’une pension de retraite permettant une vie digne ont été sérieusement réduits ;

- la garantie de pouvoir bénéficier dans la durée d’un revenu de remplacement décent par rapport au dernier salaire via l’allocation de chômage lors de la perte de son emploi a été considérablement diminuée.

Cent millions de personnes au sein de l’Union européenne vivent dans la pauvreté dont 48% sont situés dans l’Europe des 15, et le nombre de travailleurs pauvres s’accroît d’année en année : ils sont plus de 10% par exemple en Italie ou en Espagne. Comme si cela ne suffisait pas, les Autorités de l’Union européenne ont pris récemment des décisions intolérables :

- La Cour de Justice de l’Union européenne, par ses arrêts récents (Viking, Laval, Rüffert, Luxembourg) réduit violemment les droits sociaux fondamentaux : elle confirme la suprématie de la liberté d’établissement et de la liberté de prestation de services sur le droit de grève, elle attribue un pouvoir d’appréciation au juge national sur la légitimité d’une grève, elle dévalorise les conventions collectives qui ne sont pas d’application générale, enfin elle impose aux États les libertés commerciales comme éléments indiscutables de l’ordre public et limite l’ordre public social à un socle minimal décrit dans une directive dont cela n’était pas l’objet (détachement des travailleurs, 1996).

- La Commission, le Conseil et le Parlement ont adopté un règlement qui sera d’application partout en Europe en décembre 2009 (Règlement CE n°593/2008) et qui assimile le contrat de travail à un simple contrat civil entre parties considérées comme égales.

Ces nouveaux éléments indiquent clairement l’intention des Autorités européennes d’abolir peu à peu le droit du travail comme domaine juridique spécifique et non assimilable à des relations civiles privées. Ce faisant, elles nous font replonger au 19ème siècle, époque au cours de laquelle le droit civil régnait en maître dans les relations de travail et où c’est la voix de l’employeur qui prime toujours sur celle du travailleur, celle du fort sur celle du faible.

L’ensemble des signataires s’élèvent fermement contre ce processus rétrograde. Ils lancent un appel pour que les nouveaux élus après les votes européens de juin 2009 s’engagent à faire intégrer le plus rapidement possible les normes internationales du travail (les 188 conventions de l’OIT et l’ensemble des articles de la Charte sociale du Conseil de l’Europe) dans le droit communautaire. Inventons l’ordre public social européen ! En effet, pour qu’il y ait une Union démocratique entre les peuples européens, il est indispensable de constituer un socle de dispositions impératives, le droit social international et européen, qui fasse primer les droits sociaux démocratiques sur le droit de la finance et du commerce. Ceci devrait aussi aboutir au plus tôt à la création d’une chambre spécialisée en droit du travail au sein de la Cour de Justice des Communautés européennes et à une refonte des pouvoirs intégrant enfin le principe démocratique d’indépendance et de séparation des pouvoirs, faisant notamment du parlement européen un vrai législateur.

Premiers signataires :

- Mateo Alaluf (Belgique), professeur de sociologie du travail, Université libre de Bruxelles.

- Paul Bouffartigue (France), directeur de recherches CNRS du Laboratoire d’Économie et de Sociologie du travail, CNRS-Universités d’Aix-Marseille I et II.

- Christina Deliyanni-Dimitrakou (Grèce), professeur en droit, Université Aristote de Thessalonique.

- Gilbert Demez, (Belgique) professeur émérite en droit social à l’Université catholique de Louvain.

- Bernard Friot, (France), économiste et professeur de sociologie de l’Université de Paris-10.

- Corinne Gobin (Belgique), professeure de sc. politique, maître de recherche du Fonds national de la recherche scientifique à l’Université libre de Bruxelles.

- Claude Javeau (Belgique), professeur émérite de sociologie, Université Libre de Bruxelles.

- Steve Jefferys, (Royaume-Uni), Directeur du Working Lives Research Institute de Londres.

- Francis Kessler (France), maître de conférence en droit privé à Paris 1, chroniqueur en droit social dans le supplément hebdomadaire économique du Monde.

- Yannis Kouzis, (Grèce) professeur à l’Université Panteios d’Athènes et conseiller scientifique à l’Institut de Travail de la GSEE (Confédération Générale des Travailleurs Grecs).

- Jurgen Kädtler, (Allemagne), directeur de l’Institut de recherche sociologique à l’Université de Göttingen.

- Robert Lafore, (France), professeur agrégé de droit public, directeur honoraire de l’IEP de Bordeaux.

- Evelyne Serverin, (France), juriste et sociologue, directrice de recherche au CNRS en sociologie du droit, membre de l’IRERP, laboratoire de droit social et des relations professionnelles.

- Georges Spyropoulos, (Suisse), docteur en droit, ancien directeur au BIT (Bureau International du Travail) à Genève, Suisse.

- Giovanna Procacci, (Italie), professeur de sociologie, Université de Milan.                                           

LIEN POUR SIGNER CETTE PETITION  SUR LE SITE   :   http://www.labour-union-rights.eu/spip.php?article1    

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jeudi 08 octobre

POUR LA PALESTINE, BOYCOTTONS ISRAEL !!!

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Le 10 octobre sera une étape clé de la campagne de boycott des produits en provenance d’Israël. Des actions sont organisées dans toute la France.

En France la campagne « Boycott, désinvestissements et sanctions » (BDS) s’articule actuellement autour de la coalition contre Agrexco, une entreprise d’exportation de fruits et légumes israéliens cultivés en partie dans les colonies, dont celle de la vallée du Jourdain, où 7 000 colons se sont appropriés 95 % des terres des paysans palestiniens et contrôlent 98 % de l’eau.

Georges Frêche, président du conseil régional de Midi-Pyrénées,  exclu du PS en 2007 après des déclarations racistes concernant les harkis, s’apprête à subventionner Agrexco pour son installation dans le port de Sète.

Le samedi 10 octobre, des actions unitaires seront organisées dans toute la France, et notamment à Montpellier contre Agrexco. Distributions de tracts, actions et mobilisations, face à l’incurie des gouvernements de l’Union européenne et des États-Unis en premier lieu, le mouvement de solidarité avec la lutte du peuple palestinien entre en action.

La campagne BDS contre Israël a démarré en 2005, à la suite d’un appel de la société civile palestinienne signé par l’ensemble des composantes du peuple palestinien. L’objectif est clairement de faire céder le gouvernement israélien sur trois points : la fin de l’apartheid et de la colonisation et le droit au retour de tous les réfugiés palestiniens.

La campagne BDS s’attaque à l’impunité dont jouit depuis de nombreuses années l’État d’Israël. Malgré la colonisation et l’expulsion massive des Palestiniens de leurs lieux de vie, malgré la construction du mur qui enclave toujours plus le peuple arabe, malgré l’apartheid et l’entrave quotidienne des libertés de circulation, la plupart des  gouvernements internationaux continuent de considérer l’État d’Israël comme un partenaire économique, politique et culturel. La campagne BDS a pour but de sanctionner le gouvernement israélien par la pression populaire tant que celui-ci ne respectera pas le droit international.

Participer à cette campagne, c’est encourager le boycott des produits fabriqués en Israël, mais aussi boycotter les institutions académiques, universitaires, culturelles et sportives, c’est exiger des entreprises privées et publiques qu’elles cessent leurs investissements en Israël, c’est exiger des États et des gouvernements qu’ils prennent des sanctions (politiques, diplomatiques, économiques) contre Israël.

Un peu partout, on assiste à la construction d’un mouvement populaire, redynamisé suite aux mobilisations condamnant le massacre de Gaza en janvier 2009, l’opération « plomb durci », qui a fait 1 315 morts, dont 433 enfants, et 6 000 blessés dont une écrasante majorité de civils. Une structure unitaire « Campagne BDS France » a été mise en place, fin juin 2009. Elle regroupe des associations, des syndicats, des partis politiques dont le NPA.

Aujourd’hui le mouvement connaît ses premières victoires :

–  le désengagement d’un fonds de pension gouvernemental norvégien de la compagnie israélienne Elbit ;

le retrait, par la banque britannique BlackRock, de ses investissements dans le groupe israélien Lev Leviev (qui construit des colonies),

–  l’appel de protestation contre la décision du Festival international du film de Toronto de « célébrer Tel Aviv » lors de son édition 2009, signé (entre autres) par Ken Loach, Jane Fonda, Danny Glover, Eve Ensler, Elia Suleiman, Howard Zinn et Naomi Klein.

La réussite du 10 octobre sera point un d’appui important pour la suite de la campagne. 

Linda Sehili

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dimanche 04 octobre

ETATS-UNIS : MALGRE LA CRISE, LES BUDGETS DE L'ESPIONNAGE AUGMENTENT

Jean-Guy ALLARD

Tandis que des dizaines de milliers de citoyens nord-américains dorment dans leur voiture ou sur les trottoirs en raison de l’impact dévastateur de la crise économique, l’appareil d’espionnage et d’ingérence des États-Unis atteint des proportions jamais connues dans l’histoire de ce pays.

En quinze ans, selon des chiffres officiels, les dépenses des 16 agences de renseignement des États-Unis sont passées de 26 milliards de dollars (1994) à 75 milliards, selon ce qu’a confirmé ce 16 septembre, en conférence de presse, le "tsar" du renseignement US, Dennis Blair.

Pis encore, le nombre de fonctionnaires employés dans ce gigantesque appareil d’infiltration, d’information, de désinformation et d’agression atteint maintenant les 200 000, sans compter la légion d’agents, d’informateurs, de collaborateurs que la machine impériale engraisse dans tous les coins du monde dans le but de maintenir sa domination.

Les États-Unis disposent du réseau d’espionnage le plus étendu de l’histoire, dont l’implication dans une longue succession de conspirations, d’enlèvements, d’assassinats et d’actes de terrorisme et de subversion est largement démontrée.

En chiffres absolus, Washington détient déjà depuis quelques décennies le record mondial de l’activité de renseignement, non seulement chez ses ennemis ou ennemis supposés mais jusque dans l’appareil gouvernemental et industriel des pays qui professent le plus grand servilisme et lui offrent le plus grand appui.

SANS INCLURE LA USAID ET SES SEMBLABLES

Le gigantesque dispositif de pénétration et de désinformation décrit par Dennis Blair ne comprend pas les filiales du Département d’État telles que l’Agence de développement international (USAID), qualifié d’agence pour la déstabilisation internationale, un mécanisme particulièrement actif en Amérique latine, en faveur des oligarchies pro-yankees.

Pendant ce temps, au Venezuela l’entité la plus puissante de la communauté du renseignement des États-Unis, la DNI est accusée de mener une campagne de propagande contre le gouvernement du président Chávez, tandis qu’à Madrid, le président bolivien Evo Morales dénonce que les États-Unis par le biais de la USAID, paie la campagne électorale de ses opposants.

En janvier dernier, le président Obama a choisi l’amiral à la retraite Dennis Blair comme chef de l’appareil de renseignement, responsable du briefing qu’il reçoit quotidiennement à ce chapitre.

Originaire de l’état du Maine (nord-est), Blair a été un compagnon d’études de Oliver North.

Alors qu’il était chef du Commandement du Pacifique, il s’est distingué pour avoir trompé le président Bill Clinton au moment de la crise au Timor oriental.

Le premier Tsar du renseignement yankee, nommé par George W. Bush, a été le criminel de guerre John Negroponte.

PENDANT QUE LE CHOMAGE BAT DE NOUVEAUX RECORDS

Les révélations de Blair sur le budget astronomique de la communauté du renseignement surprendront sûrement les contribuables qui se trouvent actuellement étouffés par la crise économique la plus dure depuis les années 30.

L’ex-amiral a émis ses observations sur le gouffre financier qu’il dirige le jour même où l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) a annoncé que les États-Unis se trouvent parmi les pays industrialisés avec les données sur l’emploi les plus alarmantes, une situation qui s’aggravera et affectera les groupes les plus vulnérables : les jeunes, les immigrants et les femmes.

Selon toutes les études récentes sur l’état de l’économie US, la majorité des nord-américains se sentent étouffés par leurs loyers et hypothèques, sans parler des impôts, et paniqués face à la perspective de perdre leur emploi, comme tant l’ont perdu, et, par conséquent, leurs biens acquis à crédit.

Jean-Guy Allard

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COLOMBIE, CENSURE SUR UN LIVRE DENONCANT LA VIOLENCE D'ETAT DANS CE PAYS

27/12/2009 Gaza Freedom March : appel à participation

Sur le livre de notre ami Calvo Ospina "Colombie, derrière le rideau de fumée..."

Brésil : Censure aux Editions de l’Université Fédérale de Santa Catarina...

Waldir José Rampinelli

La censure académique est entrée aux Editions de l’Université Fédérale de Santa Catarina, Brésil, (EdUFSC). Dans cette maison d’éditions, j’assure la coordination depuis 2003, de la collection Relations Internationales et Etat National (RIEN), dont la caractéristique principale est l’analyse critique des relations internationales dans un monde où des concepts comme sous-développement, dépendance, impérialisme et terrorisme d’Etat ont été remplacés par émergents, interdépendance, globalisation et guerre préventive. Des 3 livres publiés par la collection RIEN, le premier traite du soutien politique et théorique accordé par Juscelino Kubitschek et Gilberto Freyre au colonialisme portugais , le second analyse le nationalisme et la domination bourgeoise dans le Brésil des années 50, et le troisième analyse l’impérialisme et son entrée en Amérique latine grâce à l’économie du militarisme et de l’idéologie.. La Collection RIEN a reçu un excellent accueil de la part du public au point que l’un des deux titres est déjà pratiquement épuisé, et l’autre en prend le chemin.

Je viens de présenter le livre Le Terrorisme d’Etat en Colombie (déjà publié par des maisons d’éditions au Vénézuéla, en Espagne et maintenant en France *), et dont l’auteur, Hernando Calvo Ospina, est journaliste au Monde Diplomatique afin de l’inclure à la collection RIEN. L’œuvre fut examinée par deux professeurs - l’un de la UFS et l’autre de la UFRGS, qui tous deux émirent des avis favorables à sa publication. L’un de ces professeurs était Paulo G. Vizentini, responsable des cours d’ Histoire et de Relations Internationales, ainsi que du programme de 3° cycle de l’Université Fédérale du Rio Grande do Sul (UFRGS). Vizentini est une figure nationale, avec une reconnaissance internationale dans le domaine de la recherche, de l’enseignement et de l’analyse des relations entre les pays. Il coordonne aussi, pour les Editions de la UFRGS, la série Relations Internationales et Intégration. Pour mieux le connaître, il suffit d’aller dans n’importe quelle librairie et d’acheter ses livres.

Il se trouve qu’un membre du Conseil Editorial de la EdUFSC appartenant au Département d’Ingéniérie Electrique, il s’agit du Professeur Joao Pedro Asumpçao Bastos, insatisfait des deux avis favorables, demanda à voir les deux rapports et après une lecture rapide de certaines parties du livre, (du moins je le suppose car il mit à peine une semaine pour l’examiner tandis que ses deux confrères avaient eu besoin au minimum d’un mois) il émit un avis opposé à sa publication. Il était accompagné de quatre conseillers, deux votèrent contre, et défendirent ainsi la publication de l’œuvre.

L’inconcevable se produisit, l’électricien l’emporta sur l’internationaliste en matière de politique internationale. Et ce qu’il y a de plus lamentable, c’est que l’on ne peut avoir accès aux rapports par la voie normale, même en demandant que soit préservé le nom des auteurs, maintenant devenus évidents pour moi, par la force des circonstances.

Le rejet de ce livre Le terrorisme d’Etat en Colombie est dû à quatre facteurs fondamentaux :

1) une méconnaissance de la réalité colombienne, et l’idée que lorsqu’on parle de terrorisme dans ce pays, il ne faille incriminer que les divers groupes guérilleros et jamais l’Etat

2) un grave préjugé contre les gouvernements nationalistes andins qui cherchent à dépasser le capitalisme néolibéral et financier, car il revient à la Colombie, aux ordres de Washington, la tache d’arrêter de telles avancées

3) un énorme manque de sensibilité historique, sociale, politique et académique, étant donné qu’il n’est pas permis aux lecteurs en général de connaître de près, au moyen d’une documentation élémentaire, le terrorisme d’Etat pratiqué en Colombie *

4) une mentalité de colonisés car publier à propos du terrorisme d’Etat en Colombie signifierait impliquer directement les Etats-Unis dans des crimes de lèse-humanité, alors que ceci est inacceptable pour certains universitaires qui y ont fait leurs études,

5) enfin, une offensive de la droite à l’intérieur de la UFSC, pilotée par l’administration centrale, qui non seulement fait main basse sur les syndicats et les centres académiques des étudiants mais aussi de la Maison d’Editions, et usurpe sa finalité première qui est de publier dans la diversité de la pensée.

En outre, les média nationaux et étrangers discutent avec acharnement du rôle de la Colombie en Amérique du Sud à propos des sept bases militaires étasuniennes qui doivent être installées dans ce pays, ce qui touchera même l’Amazonie brésilienne. Le livre, d’un point de vue historique aiderait à comprendre cette réalité. Dans le cours de relations Internationales et de Science politique de l’Université Nationale Autonome de Mexico, il est devenu une lecture obligatoire pour les étudiants. Ici, il a été interdit.

La ligne éditoriale adoptée par la EdUFSC de se positionner à l’encontre de toute publication d’analyse politique qui contienne ce qu’une partie de leurs conseillers appelle le militantisme, réduit notre rôle éditorial universitaire déjà bien mince.. Les livres présentant toute analyse politique à caractère plus ou moins progressiste ne peuvent plus être édités. Dans ce cas, Marx, avec Le Capital et la perspective de dépassement du capitalisme serait rejeté. Weber, avec Economie et Société et son analyse de la bureaucratie, serait interdit et Florestan, avec Révolution Bourgeoise au Brésil et sa critique des classes populaires marginalisées, ne passerait pas par le crible de la Maison d’éditions. Enfin, ce sont tous des livres critiques avec un objectif militant très clair ; le changement de l’Etat, de la société et du système. La maison d’éditions de la UFSC s’est mise dans une situation d’auto-destruction. Au nom d’un faux académisme, et d’une prétendue neutralité, qui n’est rien d’autre que celle de la préservation du conservatisme et une porte ouverte au dirigisme, elle abandonne la ligne maîtresse qui devrait diriger toute maison d’édition universitaire, à savoir la critique et la pluralité.

Ils n’avaient pas assez avec le blindage de la partie opérationnelle de la maison d’éditions et la démission de certains fonctionnaires, ou les coupes dans les budgets et le manque d’audace de son directeur dans la défense de la pluralité, nous voilà confrontés maintenant à la censure contre des livres à caractère historico-politique. Il ne manquait plus que cela ! Si lors de gestions passées, on critiquait les Editions, et à juste titre, au moins nous y trouvions des écrivains et des poètes. Aujourd’hui, ce sont des bureaucrates.

La responsabilité d’un tel conservatisme qui porte une aussi grande atteinte à la liberté de connaissance pour ce qui touche le continent latino-américain incombe au recteur Alvaro Prata (qui montra du mépris pour l’Amérique latine lors de la campagne pour son élection), la secrétaire à la Culture et aux Arts Maria de Lourdes Borges (qui s’enorgueillit de ce qui devrait lui faire honte : défendre l’idéologie euro-centriste et en même temps, diriger les Arts et la Culture dans une université brésilienne), le directeur exécutif Luiz Henrique Dutra (simple exécuteur des ordres venus d’en haut) et une partie significative du Conseil Editorial de la UdUFSC qui fut choisie par l’administration centrale et ne dispose pas de l’indépendance suffisante pour veiller à la liberté de pensée de nos Editions. Il faut démocratiser le choix de ceux qui font partie de ce conseil, pour que celui-ci représente non seulement divers secteurs de la connaissance mais aussi les différentes tendances politiques qui existent à l’université. Pour finir, il ne manque plus que les actions secrètes des Editions Alias, les points de vue le sont déjà.

Je pense que nous ne pouvons pas nous taire devant la censure académique et l’imposition de politiques éditoriales conservatrices, et même réactionnaires dans une université fédérale. La EdUFSC dépend du budget public et non pas privé. Pour autant, elle a théoriquement pour obligation de refléter les divers points de vue de la société. Rejeter un livre pour ses incapacités, oui, mais pour son contenu historico-politique, non. Il s’agit d’un acte conservateur, autoritaire, anti-académique, anti-universitaire et anti-pluriel. Ne rien faire face à cette politique établie équivaut à garder un silence qui ressemble passablement à de la stupidité.

Waldir José Rampinelli.

Coordenador da coleção Relações Internacionais e Estado Nacional (RIEN)

(Traduction Portugais (Brésil) - Français : Simone Bosveuil-Pertosa)

(*) Colombie, derrière le rideau de fumée : histoire du terrorisme d’Etat. Le Temps des cerises. Paris, 2008.

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mercredi 23 septembre

FRONT NATIONAL CONTRE LE COUP D'ETAT AU HONDURAS

A l'heure actuelle ou j'écris le Président élu démocratiquement par des élections démocratiques et légalement Manuel Zelaya Rosalés est revenu dans son pays aprés en avoir été chassé par un Coup d' Etat et des Usurpateurs et Dictateurs violents et avec à leurs têtes un Apprenti Dictateur surnommé "micheletti" qui est un "petit pinochet bis"  et qui à pris le pouvoir par la force des armes et avec l'aide d'une armée complice de cesTraites, voyoux et assassins qui se sont installés au pouvoir par la pointe des baionnettes. Ce qui me parait scandaleux c'est le traitement de l'information ou on peut dire de la désinformation par les médias francais qui mettent sur le même plan un President élu démocratiquement "Mr manuel Zelaya Rosalés et un apprenti Dictateur et gorille imbécile et usurpateur nommé "micheletti"  et c'est cela qui est scandaleux et ignoble !!! Pendant que ce petit dictateur micheletti à l'aide des forces militaires et des armes répriment  avec une violence inouie le Peuple Hondurenos qui se bat et résiste sans armes et avec un grand courage et beaucoup de dignité à ces assassins qui ne respectent aucun des droits de l'homme et de l'humanité "interdiction de sortir, de circuler, de manifester, de se réunir, interdiction à la presse d'informer et fermetures des radios et télévisions qui essayent d'être objectives et d'informer, menaces de mort et de toutes sortes, tortures, emprisonnement arbitraire,encerclement de l'ambassade du brésil qui à acceuilli le Président Légitime élu "Manuel Zelaya Rosalés" au sein de cette ambassade dans la Capitale du honduras "Tegucigalpa" pour le protéger car les auteurs du coup d'état avaient dit que s'il essayait de revenir dans son pays, il serrait arrêter et des menaces de mort des auteurs du "coup d'état"  pèse sur lui. Mais depuis deux mois et demie tout le Peuple Hondurenos résiste et lutte par diverses actions et manifestations pacifiques pour que le veritable Président Démocratiquement élu puisse revenir et reprendre le pouvoir et le peuple hondurenos est derrière son Président Légitime et le soutiens pacifiquement et sans armes pour cela.Si vous voulez en savoir plus je vous invites à vous connectez à www.télésurtv.net  ou sinon aller consulter le site principal de la résistance nationale contre le coup d'état "des citoyens hondurenos"   ci-joint  http://contraelgolpedeestadohn.blogspot.com/     au Honduras même mais c'est un site en espagnol et sans autre traduction mais avec beaucoup de vidéos et des infos trés récentes et quasi au jour le jour sur ce qui se passe là-bas et enfin un dernier site qui est celui-ci http://chiapas.indymedia.org/index.php?category=9  ou vous pourrez écouter des radios qui diffusent les infos et les appels à la résistance du Peuple Hondurenos et aussi les témoignages des gens et citoyens qui dénoncent les arrestations arbitraires, les tortures et les violences généralisées faites par ce régime illégitime golpiste et dictatorial qui s'est installé chez eux et ces courageux journalistes ou simples citoyens dénoncent tous ces agissements par ces radios et l'une de celles-ci "radio globo la principale mais pas la seule" à agit et est de toujours derriere son peuple et le soutiens dans son combat et soutiens le Vraie et Légitime Président Démocratiquement Elu "Manuel Zelaya Rosalés" au péril de leurs vies et en direct et souvent clandestinement.                             Soutenez le Peuple Hondurenos en dénoncant par exemple la désinformation des médias francais et en leurs envoyants des mails de protestations ou organiser des Manifestations localement par exemple devant des Mairies ou les Préfectures pourquoi pas pour dénoncer ces dictateurs au Honduras qui doivent redonner et abandonner le pouvoir qu'ils ont pris par la force et ensuite être juger pour leurs crimes. VIVE LE PEUPLE HONDURENOS et SOUTENEZ LE. 

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lundi 07 septembre

CAMPAGNE LE TROIS OCTOBRE CONTRE LA PRIVATISATION DE NOTRE POSTE


Contre la privatisation de la Poste"
par Solidairesnational

LE  SAMEDI 3 OCTOBRE 2009 , VENEZ NOMBREUX DEVANT LES POSTES ET LES MAIRIES SUR TOUT LE TERRITOIRE POUR DIRE :  NON à LA PRIVATISATION DE NOTRE POSTE ET VOTER POUR UNE CONSULTATION CITOYENNE ET NATIONALE  !!!

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mercredi 02 septembre

LA FAMILLE MULIEZ "SUITE DU PRECEDENT ARTICLE" cinq articles trés significatifs à lire.

Auchan-Mulliez : un clan de profiteurs

Le mardi 25 août 2009

  • Chez les Mulliez, la carotte et le bâton : ou tout l’art de faire rentrer les médias dans sa cour

    Le mardi 25 août 2009

  • Auchan Mulliez : Fraudes, menaces et publicités

    Le mardi 25 août 2009

  • « Auchan-sur-Marcq »

    Le mardi 25 août 2009

  • Wal-Mart, l’entreprise (im)monde

    Le mardi 25 août 2009

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    LE CAPITALISME LE PLUS ODIEUX ! RIEN NE CHANGE DANS L'EXPLOITATION DES CLASSES POPULAIRES

  • Auchan et la famille Mulliez
  • « La guerre des classes existe, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner » [1]. Citation signée Warren Buffet, 3ème fortune mondiale. Ce parvenu n’a pas appris les bonnes manières, ça fait un bail que la bourgeoisie avait réussi à rayer la lutte des classes du champ médiatique... et à faire croire que l’exploitation capitaliste suivait l’ordre naturel des choses.

    Car bien sûr, les vieilles familles bourgeoises tiennent toujours les rênes des moyens de production, même si elles sont taquinées par quelques nouveaux riches. Et, ô surprise, en haut du classement des profiteurs mondiaux, aux côtés de William Henry Gates III (ou Bill Gates) et Lakshmi Mittal, on retrouve... les Mulliez ! Alliée au vieux patronat nordiste, cette famille a construit un empire international à la pointe de la lutte des classes.

    Phildar...aignées

    Originaires de Roubaix, comme beaucoup de « grandes » familles du Nord, les Mulliez ont fait leurs premiers pas dans la fabrique textile. « Au Fil d’art », devenue par la suite « Phildar », est la marque emblématique de ce succès. Tandis que cette industrie s’effondre, les Mulliez mettent le cap sur le secteur de la distribution, pour se positionner idéalement dans la course aux profits. La famille, nombreuse et pieusement catholique, crée des entreprises comme elle fait des enfants. Depuis l’ouverture du premier supermarché Auchan, dans le quartier des Hauts champs à Roubaix en 1961, les enseignes se sont multipliées : 1er Flunch en 1971, suivi du 1er Décathlon à Englos en 1976. Une toile aux fils dorés s’est formée.

    Ces capitalistes de l’ombre, au grand jour

    Comme les familles Walton (Wal mart), Albrecht (Aldi), Ingvar Kamprad (Ikea) ou Arnault (LVMH), les Mulliez se retrouvent dans le top 20 mondial grâce à la distribution de marchandises. Et toujours avec les mêmes recettes : étranglement des fournisseurs, fermeture des petits commerces, exploitation acharnée du travail et propagande outrancière. Ils détruisent la vie sociale au fur et à mesure que leur empire s’accroît. Jusqu’ici, les Mulliez ont su faire régner la loi du silence sur leur groupe, qui ne serait qu’une série d’enseignes commerciales, toutes paternalistes, où la joie de vivre serait la règle. Nous apportons donc ici notre pierre à l’édifice - déjà entamé [2] -, afin de rendre visible et disséquer cet empire bourgeois, aux méthodes d’exploitation importées du XIXème siècle. Ne restera plus qu’à la classe des exploité-es de revenir aux bonnes vieilles

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    jeudi 27 août

    UNE MARCHE GIGANTESQUE EST ARRIVEE à TEGUCIGALPA "CAPITALE du HONDURAS"

    La marche du peuple en résistance, démarrée le 5 août, est arrivée ce mardi à Tegucigalpa. Les manifestants ont exigé le départ du pouvoir des usurpateurs et averti qu’ils renforceraient leur revendication pour le rétablissement de l’ordre constitutionnel dans le pays et le retour du président légitime Manuel Zelaya.

    « Ils nous craignent parce que nous ne les craignons pas », a chanté la fille de Zelaya, Hortensia, plus connue sous le nom de « La Pichu », devant des milliers de Honduriens qui la suivaient en cœur, le poing levé, au cours d’une marche sur le boulevard Jean Paul II de la capitale, aux alentours de la Maison présidentielle.

    Xiomara Castro de Zelaya, à la tête des manifestations près de la Maison présidentielle, a déclaré de son côté qu’« ils ont tenté de donner de fausses informations en affirmant que la paix régnait au Honduras », mais a-t-elle signalé, « ils ne donnent pas les vraies informations », rapporte YVKE Mundial.

    « Ils séquestrent le peuple honduriens par la manipulation », s’est-t-elle exclamé, et elle en a profité pour dénoncer le fait que le gouvernement putschiste a refusé l’entrée de la mission de l’Organisation des Etats américains (OEA) dans le pays, parce qu’ils ont cru que cela (les luttes sociales) allait prendre fin mercredi, c’est tout le contraire », a-t-elle dit, « C’est pas prêt de finir, c’est plutôt le début », a-t-elle conclu.

    Plus tard, elle a ajouté que « même si Zelaya revient (…) nous allons continuer la lutte pour les transformations sociales de notre pays ».

    Il s’est agi de la plus grande manifestation en faveur du retour du président constitutionnel depuis celle réalisée, le 5 juillet, aux abords de l’aéroport de Toncontin, à Tegucigalpa. (SE) •

    Source : http://www.granma.cu/frances/2009/agosto/mier12/marche.html

    Posté par npa aube à 19:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]



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