Gérard Collomb sera auditionné lundi à l'Assemblée sur l'affaire Benalla

Au fil de la journée * Le collaborateur d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla (photo AFP) a été placé en garde à vue ce vendredi dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d' images le montrant frappant un manifestant le 1er-Mai à Paris.

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Par LIBERATION, avec AFP — 19 juillet 2018 à 12:32 (mis à jour le 21 juillet 2018 à 11:39)
DIRECTGérard Collomb sera auditionné lundi à l'Assemblée sur l'affaire Benalla
Au fil de la journée

• Le collaborateur d’Emmanuel Macron Alexandre Benalla (photo AFP) a été placé en garde à vue ce vendredi dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d'images le montrant frappant un manifestant le 1er-Mai à Paris.

• L’Elysée a annoncé avoir engagé la «procédure de licenciement» du collaborateur pour des «faits nouveaux» le concernant. Il avait été mis à pied deux semaines en mai.

• Trois policiers ont été suspendus pour lui avoir transmis des images de vidéo-surveillance. Ils ont été placés samedi en garde à vue.

• Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d’accueil pour LREM qui était avec Alexandre Benalla le jour de la manifestation, a également été placé en garde à vue.

Photo ci-dessus : Vincent Craz et Alexandre Benalla le 1er mai, place de la Contrescarpe à Paris. Photo Kassy Begarin.

11:39- Les gardes à vue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase ont été prolongées

Justice.

Les gardes à vue d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase, qui ont commencé vendredi, ont été prolongées samedi matin pour une durée pouvant atteindre 24 heures, a indiqué le parquet de Paris.

Alexandre Benalla, collaborateur du président Emmanuel Macron dont le licenciement a été annoncé vendredi, avait été filmé le 1er mai à Paris frappant des manifestants alors qu'il était présent en tant qu'observateur auprès des forces de l'ordre. Vincent Crase, employé de La République en marche, se trouvait alors avec lui. Ils ont été placés en garde à vue notamment pour violences et usurpation de fonction.

10:16- Gérard Collomb sera auditionné lundi à l'Assemblée sur l'affaire Benalla

Suites.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera auditionné lundi à 10h dans le cadre de l'affaire Benalla par la commission des Lois de l'Assemblée nationale dotée des pouvoirs d'enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM).

L'audition sera publique et retransmise. Le groupe majoritaire LREM, par la voix de Marie Guevenoux, a en outre accepté la publicité des autres auditions à venir, avec des exceptions en particulier sur les questions de «sûreté de l'État».

10:14- Affaire Benalla: les trois policiers suspendus ont été placés en garde à vue

Justice.

Les trois policiers suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance à Alexandre Benalla, le collaborateur d'Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai, ont été placés en garde à vue samedi matin, a annoncé le parquet de Paris.

Ces trois hommes ont été placés en garde à vue pour «détournement d'images issues d'un système de vidéo-protection» et «violation du secret professionnel». Alexandre Benalla, dont le domicile à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné samedi matin, avait été placé en garde à vue vendredi matin.

19:10- Fonctions d'Alexandre Benalla : des photos du 14-Juillet contredisent l'Elysée

Info Libé.

Selon l'Elysée, Alexandre Benalla avait vu «ses prérogatives réduites» après sa mise à pied de 15 jours pour avoir frappé un manifestant le 1er mai. Pourtant, à l'occasion du défilé du dernier 14-Juillet, notre photographe Marc Chaumeil a pris des clichés qui contredisent totalement cette version. Sur une dizaine d'entre eux, on aperçoit clairement Alexandre Benalla s'activer au pas de charge aux côtés d'Emmanuel Macron, des dossiers sous le bras, avec deux agents du Groupe de sécurité de la Présidence de la République. Des clichés qui ne laissent guère d'ambiguïté sur le rôle du conseiller dans le dispositif de sécurité mis en place autour du Président, ce jour-là. Notre article.

(Photo Marc Chaumeil pour Libération)

18:29

Parlement.

Après avoir suivi l'étape du jour du Tour de France, Edouard Philippe a réagi depuis Valence au fait que des parlementaires de tous les groupes d'opposition réclament sa venue à l'Assemblée nationale pour s'expliquer : «Pour ceux qui, au delà d'attendre les réponses (des enquêtes et des commissions d'enquête parlementaires, ndlr), utilisent ces évènements et ces questions à des fins soit d'obstruction parlementaire, soit d'exploitation politique, je leur dis : "prenons tous ensemble le sens de nos responsabilités"».

17:55

Info Libé.

Selon nos informations, Vincent Crase, le gendarme réserviste qui accompagnait Alexandre Benalla le 1er mai (à droite sur l'image, il est lui aussi en garde à vue ce vendredi) ne dispose pas d'un permis de port d'arme. Pourtant, il semble qu'il en portait une au moment des faits. Notre article.

(Capture vidéo Renaud Delacroix. YouTube. Mediapart)

17:44

Parlement.

Gérard Collomb sera auditionné par la commission des lois du Sénat mardi à 17h45 au sujet de l'affaire Benalla, annonce la commission dans un communiqué.

17:26- Affaire Benalla : ce qu'il faut retenir

L'essentiel.

• Le collaborateur d'Emmanuel Macron Alexandre Benalla (photo AFP) a été placé en garde à vue ce vendredi dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte après la diffusion d'images le montrant frappant un manifestant le 1er-Mai à Paris.

• L'Elysée a annoncé avoir engagé la «procédure de licenciement» du collaborateur pour des «faits nouveaux» le concernant. Il avait été mis à pied deux semaines en mai.

• Trois policiers ont été suspendus pour lui avoir transmis des images de vidéo-surveillance, des agissements «lourdement»condamnés par le ministre de l'Intérieur Gérard Colomb. Les députés d'opposition réclament la présence du ministre à l'Assemblée pour s'expliquer sur l'affaire.

• Vincent Crase, un gendarme réserviste et agent d'accueil pour LREM qui était avec Alexandre Benalla le jour de la manifestation, a également été placé en garde à vue.

16:28

Incroyable.

Si vous vous demandiez où est passé Edouard Philippe, qui est réclamé à l'Assemblée nationale par les groupes d'opposition pour qu'il vienne s'exprimer sur l'affaire Benalla, sachez que le Premier ministre est cet après-midi dans une voiture suivant le Tour de France et qu'il trouve ça «incroyable».

16:24

Parlement.

La commission des lois du Sénat a annoncé ce vendredi qu'elle demanderait lundi les prérogatives d'une commission d'enquête, pour une durée de six mois, afin de mener une mission sur l'affaire Benalla. Une initiative similaire a été prise par l'Assemblée nationale.

15:54

Vidéo.

Après avoir frappé un manifestant place de la Contrescarpe à Paris, Alexandre Benalla l'a fait interpeller par des policiers, révèle ce vendredi après-midi Mediapartvidéo à l'appui. On y voit l'homme identifié comme Alexandre Benalla amener des policiers jusqu'au manifestant pour le faire interpeller. On constate à cette occasion qu'il lui a également infligé au coup de pied au ventre alors qu'il était au sol.

14:45- Affaire Benalla : le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron a été entendu comme témoin

Justice.

Le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, Patrick Strzoda, a été entendu hier jeudi comme témoin dans l'enquête portant sur des violences commises par Alexandre Benalla, un collaborateur du chef de l'Etat, lors de manifestations du 1er-Mai, rapporte l'AFP. Dans ce dossier, Alexandre Benalla a été placé vendredi matin en garde à vue et une procédure de licenciement a été engagée par l'Elysée. (photo AFP)

14:10- Collomb «condamne lourdement» les agissements des policiers qui ont transmis les images à Benalla

Communiqué.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb «condamne lourdement» dans un communiqué les«agissements» de trois hauts gradés de la préfecture de police soupçonnés d'avoir extrait des images de vidéo-surveillance et de les avoir transmises à Alexandre Benalla au moment des révélations du Monde mercredi soir (alors même que ces images ne sont pas censées être conservées plus d'un mois). «Le parquet de Paris ainsi que l'Inspection générale de la Police nationale ont été saisis afin de faire la lumière sur ces faits», a ajouté le ministère dans un communiqué. Celui-ci précise que Gérard Collomb a été informé de ces soupçons dès jeudi soir par le préfet de police et qu'il a demandé dans la foulée «à ce qu'il soit procédé à la suspension à titre conservatoire des trois fonctionnaires», confirmant une information d'Europe 1. Celle-ci est effective depuis vendredi matin.

De son côté, la préfecture de police a affirmé dans un communiqué que ces images de vidéo-protection «avaient été indûment communiquées à un tiers, dans la soirée du 18 juillet, par des fonctionnaires de la préfecture de Police».

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