L’invitation en France du chef du gouvernement d’extrême droite Netenyahu a suscité des haut-le-cœur de tous côtés pour les raisons politiques que l’on comprend. Mais c’est surtout les prises de position du président français dans cette circonstance qui posent problème. Lier le sionisme et l’antisémitisme est une thèse très ancienne des milieux d’extrême droite. Mais c’est la première fois que cette thèse est rendue officielle par le président de notre République. Ce n’est pas un petit sujet que de lier une opinion politique à un délit puni par la loi en France. Qui pourrait admettre qu’une telle option soit prise au nom du pays tout entier sans une seconde de discussion par qui que ce soit, du seul fait que le Prince l’a décidé ?.