npa aube

mardi 16 octobre

PERQUISITION POLITIQUE JEAN-LUC MELENCHON + FRANCE INSOUMISE 1ere VIDEO

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PERQUISITION A LA F-INSOUMISE ; UN PROFOND SENTIMENT D'INJUSTICE

macron bernard arnault

Ce matin, l’appartement de Jean-Luc Mélenchon, celui de la secrétaire générale du groupe, le local de la France insoumise et celui du Parti de gauche ont été perquisitionnés.

Je voudrais dire ici mon profond sentiment d’injustice.

Il y a un homme qui a mené sa campagne main dans la main avec les maîtres de la presse, les maîtres des télécoms, les maîtres du médicament, tout le CAC40 réuni, qui baigne dans les affaires comme un requin en eaux troubles,

il y a un homme qui a profité du ministère de l’Economie, et son ancien collègue du budget Christian Eckert en témoigne, pour lancer sa campagne présidentielle sur les deniers publics,

il y a un homme qui s’est entouré de ministres, de collaborateurs, gavés de stocks options, d’affairistes de l’immobilier, de champions du conflit d’intérêts,

il y a un homme qui, retour sur investissement, fait des lois sur mesure pour ses amis financiers, du secret des affaires à la vente des aéroports en passant par la suppression de l’ISF, par la flat tax, par le CICE renforcé, etc.

il y a un homme qui, c’est sous notre nez, opère la fusion de l’Etat avec l’oligarchie, écarte chaque jour l’intérêt général au profit des multinationales.

Et qui vient-on poursuivre ?
Le groupe qui, aujourd’hui, à l’Assemblée et en-dehors, défend les gens contre l’argent. 
C’est tellement évident.
Tellement deux poids, deux mesures.
Tellement une disproportion de moyens pour des queues de cerises, quand, dans le cas Benalla, la police trouve porte close le soir et revient gentiment le lendemain, une fois l’appartement nettoyé.

Je suis dans le train, là, pour le site de Sanofi de Mourenx, dans les Pyrénées.
Durant des mois, et peut-être des années, l’usine a rejeté 190 000 fois plus de bromopropane, une substance cancérigène, que les normes autorisées. Durant des décennies, la Dépakine fut vendue à des femmes enceintes, causant 30 000 enfants autistes, alors que Sanofi savait, se taisait, engrangeait les profits. Et refuse aujourd’hui de sortir le moindre euro pour les indemniser.
Là, on attend toujours une perquisition au siège de Sanofi. Ou au domicile de Serge Weinberg, son PDG, et ami de notre Président, à qui il conseillait : « Enrichissez-vous. », avant de l’introduire à la banque Lazard, avant de le soutenir pour la présidentielle, avant d’être, dès l’intronisation, reçu à l’Elysée.
Ces perquisitions, on les attend toujours.
On risque de les attendre longtemps.

On peut apprécier ou non Jean-Luc Mélenchon.
On peut apprécier ou non la France insoumise.
Et je ne suis pas, loin de là, le plus « corporate » des députés FI.
Mais le souci, pour moi, n’est plus là. Et avec un peu de gravité, je voudrais m’adresser simplement aux Républicains de ce pays : c’est la question démocratique qui est désormais posée. Et de cette épreuve, avec le peuple, avec les gens, je suis convaincu que nous sortirons plus forts.

Toutes mes amitiés, à distance, à mes camarades.
(Depuis la gare de Pau.)

François Ruffin

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lundi 15 octobre

FRANCOIS RUFFIN INVITE PAR BOURDIN DIRET LE 15-10-2018

 

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samedi 13 octobre

LES GENOCIDES DE NAPOLEON A HAITI et A LA GUADELOUPE

 

Les génocides de Napoléon à Haiti et à la Guadeloupe

Nous partageons cet article du journal anglais , que nous avons traduit. L'article est basé sur le livre de l'historien Africain-Caribéen Claude Ribbe Le crime de Napoléon. Nous recommandons fortement cet ouvrage à la lecture, vous pouvez l'achetez en.

http://www.lisapoyakama.org

 Lien de l'article traduit de l'anglais  ;   

http://www.lisapoyakama.org/les-genocides-de-napoleon-a-haiti-et-a-la-guadeloupe/?utm_campaign=shareaholic&utm_medium=facebook&utm_source=socialnetwork&

fbclid=IwAR3I26L26gHnbzaKM

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jeudi 11 octobre

FRANCOIS RUFFIN FURIEUX APRES LE REJET D'UN TEXTE ET PROJET DE LOI EN FAVEUR DES ELEVES HANDICAPES

CERTAINS DEPUTES MERITENT QU'ON LES PENDE!!

Voici les noms, ci-dessous, des députés qui ont rejeté le texte sur les salaires des accompagnants d'enfants handicapés !!!

"Sur ce thème, les enfants handicapés, leurs accompagnants, j'espère que le pays ne vous le pardonnera pas." François Ruffin

Damien Adam
Aude Amadou
Didier Baichère
Aurore Bergé
Pascal Bois
Céline Calvez
Émilie Cariou
Lionel Causse
Jean-René Cazeneuve
Sylvie Charrière
Fannette Charvier
Fabienne Colboc
François Cormier-Bouligeon
Dominique David
Marc Delatte
Nicolas Démoulin
Jacqueline Dubois
Laurence Gayte
Perrine Goulet
Véronique Hammerer
Pierre Henriet
Sacha Houlié
Yannick Kerlogot
Rodrigue Kokouendo
Aina Kuric
Frédérique Lardet
Célia de Lavergne
Fiona Lazaar
Gaël Le Bohec
Fabrice Le Vigoureux
Jean-Claude Leclabart
Roland Lescure
Monique Limon
Richard Lioger
Didier Martin
Thomas Mesnier
Amélie de Montchalin
Sandrine Mörch
Zivka Park
Patrice Perrot
Béatrice Piron
Pierre-Alain Raphan
Cécile Rilhac
Véronique Riotton
Stéphanie Rist
Mireille Robert
Laurianne Rossi
Laurent Saint-Martin
Jean-Bernard Sempastous
Bertrand Sorre
Bruno Studer
Marie Tamarelle-Verhaeghe
Adrien Taquet
Stéphane Testé
Huguette Tiegna
Laurence Vanceunebrock-Mialon
Annie Vidal
Patrick Vignal
Brigitte Kuster
Philippe Berta
Marguerite Deprez-Audebert
Marc Fesneau
Isabelle Florennes
Jean-Luc Lagleize
Fabien Lainé
Philippe Latombe
Jean-Paul Mattéi
Philippe Michel-Kleisbauer
Bruno Millienne
Michèle de Vaucouleurs

Ces députés qui ont bloqué la proposition de loi sur les élèves en situation de handicap ci-dessous en photo!
#balancetoncynique

foto de Franck Bagnost.

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LE POUVOIR DELIRANT DES DIX MILLIARDAIRES QUI POSSEDENT LA PRESSE FRANCAISE

PAR     

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine... Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le MondeLibération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (LibérationL’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, GalaFemme actuelleVSDCapital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? »explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory...

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère »déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il semble ne plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obsest licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard(via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité »estime Le Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,... – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

- Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

- Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? » 
- Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances » 
- Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi » 
- Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart 
- Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016 
- Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Et pour lire des médias indépendants :

Vous pouvez consulter l’itinéraire conseillé par Basta ! et la liste des 150 médias membres du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil). Bonne lecture !;

Lien article  :   https://www.bastamag.net/Le-pouvoir-d-influence-delirant-des-dix-milliardaires-qui-possedent-la-presse

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A MESURE QUE L'ARCTIQUE FOND DES TONNES DE MERCURE SONT LIBEREES DANS L4ATMOSPHERE

À mesure que l'Arctique fond, des tonnes de mercure sont libérées dans l'atmosphère

Les scientifiques ont trouvé des toxines en très grandes quantités en Arctique. À mesure que le pergélisol fond, le mercure envahit les ères glacées.

De Craig Welch
Alors que le pergélisol fond, il libère du mercure dont une partie se retrouvera dans la chaîne alimentaire.

On parle beaucoup de la fonte de la banquise. Moins du dégel du pergélisol. Le sol gelé de l’Arctique constitue pourtant le plus important réservoir de carbone de la planète. S’il venait à dégeler et à libérer l’intégralité de ses réserves de gaz à effet de serre, les températures pourraient augmenter de 12 °C ! Ces estimations vont bien au-delà des 4,8 °C d’élévation à l’horizon 2100 prévus par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) dans son pire scénario. 

Le pergélisol cache aussi de grandes réserves de mercure, métal pouvant être toxique et qui à mesure que la Terre se réchauffe pourrait contaminer les poissons et autres animaux marins, voire menacer la santé des Hommes.

Une étude publiée lundi dernier dans le journal Geophysical Research Letters rapporte que le taux de mercure naturel retenu pour le moment par le pergélisol de l'Arctique est 10 fois supérieur à la quantité de mercure produit par l'homme ces 30 dernières années. Le dérèglement climatique réchauffe les terres et fait fondre le pergélisol, libérant ainsi des taux importants de mercure dans l'atmosphère.

« Avant cette étude, on pensait que le pergélisol ne contenait que peu de mercure, » explique le co-auteur de l'étude Kevin Schaefer de l'université du Colorado. « En réalité, non seulement il y a du mercure dans le pergélisol, mais c'est aussi la plus grande réserve de mercure de la planète. »

Ce que l'on ignore pour l'instant, c'est quelle quantité de mercure pourrait être relâchée dans l'atmosphère, sous une forme qui pourrait être toxique pour les Hommes.

Florent Dominé (à droite) mesure les propriétés physiques de la neige avec son étudiant, Mathieu Barrère, près du village inuit d'Umiujaq, sur la côte Est de la baie d'Hudson (Canada).

UN POISON NATUREL

Le mercure est naturellement présent dans l'environnement et est libéré par les feux de forêt, les éruptions volcaniques et l'altération des roches. Mais près des deux tiers du mercure présent dans l'air sont le fait de l'action de l'Homme, notamment à cause de la combustion de charbon ou certains types d'exploitations minières. Une fois en suspension dans l'air, le mercure retombe finalement sur terre, pénétrant dans l'eau ou dans les sols sous forme liquide. Il peut ensuite être ingéré par les poissons et les animaux marins, dans des quantités de plus en plus élevées, faisant son chemin dans l'intégralité de la chaîne alimentaire.

Sous certaines formes, le mercure est une puissante neurotoxine. Chez les enfants, il peut nuire au bon développement du cerveau, affecter la mémoire, leurs capacités langagières et même leurs aptitudes motrices et visuelles. Chez les adultes, des quantités excessives de mercure peuvent entraver la vision, la parole et les mouvements musculaires, compromettre le système immunitaire et causer de graves problèmes cardiovasculaires. C'est pourquoi il est conseillé aux enfants et aux femmes enceintes d'éviter de manger du thon ou d'autres poissons dont la durée de vie est longue, comme l'espadon.

On sait déjà que l'on trouve du mercure dans les systèmes digestifs des oiseaux, des poissons, des phoques, des morses, des ours polaires et des baleines, même dans des régions situées à des milliers de kilomètres de toute source de pollution. Et les populations autochtones de l'Arctique qui dépendent de la pêche et de la chasse de subsistance pour se nourrir  présentent une des plus hautes concentrations de mercure dans le sang.

Les vents et courants qui transportent le mercure vers le nord aujourd'hui sont à l'œuvre depuis des dizaines de milliers d'années. Depuis que ce mercure a été pris au piège dans le pergélisol de l'Arctique, il y a de cela plusieurs millénaires, il n'a eu que peu d'incidences sur la faune ou les Hommes. Mais aujourd'hui, le pergélisol de l'Arctique, qui représente 24% de toutes les terres de l'hémisphère nord, est en train de fondre et menace de libérer cette énorme quantité de mercure.

 

L'ÉTUDE D'UNE DÉCENNIE

Les auteurs de l'étude mesurent la présence du mercure dans l'atmosphère depuis plusieurs années à l'Institut d'études géologiques des États-Unis. Dans les années 1990, Paul Schuster, co-auteur de l'étude, a recueilli des échantillons de carottes de glace sur un glacier de la chaîne de montagnes du Wind River, dans le Wyoming, et a établi un historique de dépôts de mercure datant d'avant la révolution industrielle. 

Paul Schuster s'est ensuite intéressé au bassin de la rivière Yukon, en Alaska, et a réalisé que personne n'avait jamais tenté de mesurer la quantité de mercure stockée dans le pergélisol. Cette étude n'avait jamais été conduite auparavant parce que la très grande majorité des experts étaient convaincus que le pergélisol retenait peu de mercure.

De 2004 à 2012, Schuster et son équipe ont recueilli plus de 13 échantillons de carottes de glace en Alaska. Ils ont choisi les sites et ont passé des années à perfectionner leurs modèles de mesures de telle sorte que les résultats pour l'Alaska puissent être extrapolés à tout l'Arctique.

Les résultats de leurs mesures montrent que le pergélisol de l'Arctique contient environ 56 millions de litres de mercure, soit le double de la quantité de mercure présente dans les océans, l'atmosphère et toutes les autres composantes terrestres combinées. « Les concentrations étaient énormes, beaucoup plus élevées que ce que nous supposions » dit Schuster. 

La grande question est : que va devenir ce mercure?

Il est peu probable qu'il reste prisonnier du pergélisol. Quand le pergélisol commence à fondre, les plantes sortent du sol, absorbant le mercure, et les microbes responsables de la décomposition des plantes libèrent une certaine quantité de méthylmercure, une forme plus toxique. Une partie du méthylmercure se propagera ensuite dans l'eau ou l'air avant d'atteindre les animaux.

 

QUELLES QUANTITÉ DANS NOTRE NOURRITURE ?

Déterminer l'importance des risques est un vrai problème.

Tout d'abord, la montée des température dépendra de la rapidité à laquelle les Hommes parviendront à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cela déterminera la rapidité de la fonte du pergélisol, qui influera sur la quantité de mercure libérée. Mais ce n'est qu'une partie de l'équation.

« Quelle quantité de mercure finira dans le réseau trophique ? C'est la grande question », indique Schuster. « Lorsque vous commencez à vous intéresser aux chaînes alimentaires, tout se voile. »

Les quantités de mercure rejetées dans l'atmosphère représenteront des risques accrus pour la population et la faune de l'Arctique, « Mais ce qu'il se passe en Arctique ne reste pas en Arctique », affirme Kevin Schaefer. « Très vite, cette grande quantité de mercure se propagera partout sur la Terre, » et il y aura quasi certainement un impact sur les Hommes.

« Nous savons que le pergélisol va fondre et nous savons qu'une partie du mercure sera libérée », conclut Kevin Schaefer. « À ce stade, nous n'avons pas d'estimations précises sur la période et la quantité ; c'est la prochaine étape de nos recherches. »

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mercredi 26 septembre

HISTOIRE D'UNE NATION 1927-1954- DES HEROS DANS LA TOURMENTE...

 

Histoires d'une nation 1927-1954 : Des héros dans la tourmente

De 1927 à 1954, les immigrés prennent une part importante dans les combats menés par la France contre l'envahisseur allemand, puis pour la reconstruction du pays.

https://www.france.tv

 

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HISTOIRE D'UNE NATION 1870-1927-LE PAYS OU L'ON ARRIVE...

 


Histoires d'une nation 1870-1927 : Le pays où l'on arrive

Les "Histoires d'une nation" sont celles de toutes ces générations venues faire leur vie dans un nouveau pays, la France. Elles racontent 150 ans de l'histoire de France, 150 ans qui ont conduit à ce qu'aujourd'hui, un quart de la population française trouve ses racines à l'extérieur du territoire.

https://www.france.tv

 

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